Je dois le rejoindre. Je vais parler à ma mère.
« Maman ! Je veux partir travailler pour nourrir notre famille. Il faut que je rejoigne Asenté.
- - Non !!
- Si ! Je vais d’abord faire des sculptures en bois et les vendre au marché pour gagner de l’argent pour payer mon voyage ...»
En allant chercher des rameaux, je croise de nouveau ma mère.
« Je sais que tu veux nous aider, mais je ne veux pas que tu partes ! » me dit-elle.Bouleversée, je préfère partir en courant pour cacher mes larmes.
Je m'enfonce alors dans le désert...
La chaleur est étouffante. Le sable me brûle les pieds. Le manque d'eau devient inquiétant. Je ne vois que des dunes.
Au loin, j'aperçois vaguement des ombres. Une caravane de Touaregs !
Les dromadaires portent sur leur dos de nombreuses provisions. Un vieil homme s'approche de moi.
Soulagée, je me précipite vers lui... Mais... mais... plus je m'approche et plus la caravane semble s'éloigner !
C'est un mirage ! l'image de la caravane, des dromadaires, du vieil homme, des provisions, disparaît...
Je tombe. Je me redresse. Je pleure... Était-ce vraiment une bonne idée de partir ?
Je me dis qu'il faut le faire pour ma famille. Je décide donc de sécher mes larmes et de continuer mon chemin.
Après plusieurs heures de marche, épuisée, en sueur, assoiffée, affamée, j’arrive dans un village.
Soulagée, je pose mes sculptures sur le sable chaud. Soudain, un vieil homme arrive en face de moi et me propose un peu d'eau.
Je le remercie. Déshydratée, je ne laisse pas une seule goutte d'eau.
Puis, l'homme me demande :
"- Que fais-tu là ?
« Je suis partie de chez moi pour aller à Paris et sur le chemin j’essaye de vendre mes sculptures pour pouvoir nourrir ma famille, je lui réponds.
- Comment tu t’appelles ? me demande l’homme.
- Je m’appelle Jinia.
- Est-ce que tu veux que je t’aide ? continue l’étrange personnage.
- Euuh oui ….
Mais je ne savais pas encore ce qui allait m’arriver avec cet homme étrange.
Je me décide à lui demander son nom, quand même.
Il me répond d’une voix bizarre : « Je m’appelle Souka... Mais je ne suis pas un être humain... En fait, je suis un Djinn et je peux t’exaucer trois vœux si tu le souhaites.
Tout d’abord, je n’en crois pas ni mes yeux, ni mes oreilles. Puis, je me dis que je n’ai rien à perdre.
Et je me lance :
“Eh bien, Souka, est-ce que tu pourrais faire en sorte que ma famille n’ait plus faim ?
-Sans aucun souci ! répondit Souka…
-Mais comment puis je vérifier que tu as bien exaucé mon voeu ?
- Eh bien, il suffit d’aller les voir !
-Emmène moi les voir tout de suite !
- Très bien jeune maîtresse, mais attention : tu viens d’utiliser ton deuxième voeu ! Il ne ten reste plus qu’un !”
Je n’avais pas réfléchi… Mais dans la seconde qui suivit, je me retrouvai comme par enchantement auprès de ma famille. Ma mère préparait un bon diner avec plein de nourriture : quel Bonheur !
Souka m’avait suivi… Il me restait un voeu à demander… il fallait que je choisisse…
J'ai un rêve très cher à mes yeux (de fêter Noël). Je lui demande : « Souka, s'il te plaît, fais en sorte que je fête Noël avec ma famille. »
Aussitôt dit, aussitôt fait, la magie de Noël apparaît ! La maison est décorée avec des guirlandes et des boules de Noël. Sur la table, soudain, il y a une bûche, une dinde et des friandises. Je demande à maman si on peut sortir le vieux sapin que papa mettait près de la table à manger, pour son anniversaire. On le sort et on invite Souka à rester ici.
FIN
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